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Patience

PatiencePatience

Arthur Rimbaud

Aux branches claires des tilleuls
Meurt un maladif hallali.
Mais des chansons spirituelles
Voltigent partout les groseilles.
Que notre sang rie en nos veines,
Voici s’enchevêtrer les vignes.
Le ciel est joli comme un ange,
Azur et Onde communient.
Je sors ! Si un rayon me blesse,
Je succomberai sur la mousse.

Qu’on patiente et qu’on s’ennuie,
C’est si simple !… Fi de ces peines !
Je veux que l’été dramatique
Me lie à son char de fortune.
Que par toi beaucoup, ô Nature,
— Ah ! moins nul et moins seul ! je meure.
Au lieu que les bergers, c’est drôle,
Meurent à peu près par le monde.

Je veux bien que les saisons m’usent.
À toi, Nature ! je me rends,
Et ma faim et toute ma soif ;
Et, s’il te plaît, nourris, abreuve.
Rien de rien ne m’illusionne ;
C’est rire aux parents qu’au soleil ;
Mais moi je ne veux rire à rien,
Et libre soit cette infortune.

Arthur Rimbaud, Poésies

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3 hours ago

Jean Marc Henry

L'amour avec le grand A.

J’écris tous les jours en pensant à toi de petits textes d’amour pour toi mon amour et pour tous les amoureux du monde, parce que l’amour c’est tout ce qu’il y a de plus beaux dans ce monde.

Être amoureux, c’est d’abord accepter l’autre tel qu’il est. C’est accepter son passé, ses problèmes. C’est l’aimer malgrè tout, lui donner le temps. C’est aussi accepter les contraintes, telles que la distance, pas comme un fardeau mais comme un défi a relever chaque jour, pour se prouver que notre amour est plus fort. Enfait, être amoureux, c’est savoir que c’est la bonne personne, et que rien ne nous en séparera.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est une profonde nécessité d’être un avec le tout, une profonde nécessité de dissoudre dans l’unité le toi et le moi. L’amour est ainsi parce que nous sommes séparés de notre propre source. De cette séparation naît le désir de retourner au Tout et de s’unifier avec Lui.
Ton ego es devenu une barrière entre toi et ta terre : le Tout. L’homme s’asphyxie, il ne peut plus respirer, il a perdu ses racines. Il n’est plus alimenté. L’amour est un désir de nutrition ; l’amour c’est s’enraciner dans l’existence.

L’amour est précieux pur et loyal. Il sourit et chante même dans les difficultés. Donner et recevoir, ressentir au plus profond de notre cœur ce sentiment qui nous chavire et nous conduit à vivre éternellement dans la passion, harmonieusement avec le désir et l’envie d’aimer tout simplement.

Je t’aime tout simplement.
...

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4 hours ago

Jean Marc Henry

Aujourd'hui, une pensée pour ceux qui souffrent en silence.

Tous tes mots, je les ai crus comme un enfant.

Parce qu’on est tous un peu naïf je crois et quand on a pas connu l’amour, il n’y a rien qu’on veut plus au monde que de le connaître. C’était mon cas du moins. J’étais stupide et je le suis encore, c’est vrai, mais je l’étais dans ma tête d’abord et avant tout. Prêt à croire absolument n’importe quoi. Comme que le temps allait s’occuper de tout, qu’il me suffisait d’attendre et d’être patient. Comme un chien patient qui attend le retour de son maître devant la porte en pleurant.

À toi qui m’as blessé,

Je te faisais confiance, mais ce n’était pas assez. Je t’ai tout donné, mais ce n’était pas assez.

Je n’oublie pas, jamais. Les cicatrices, elles sont là et elles me rappellent ma faiblesse à une époque et la force que j’ai maintenant. J’ai passé des années à regarder en arrière avec l’espoir d'un changement. Maintenant, quand je regarde en arrière, tu es là. Je t’envoie la main, mais je n’attends plus. J’ai fini d’attendre. J’ai trouvé l’amour dont j’avais besoin : de l’amour pour moi-même avant d’aimer quelqu’un. Et mon dieu que ça fait toute la différence !

Je te souhaite de faire de même, car quand j’y pense, je sais pas lequel de nous deux manquait le plus d’amour envers soi-même.

Aujourd’hui, je souris et je ris.

J’ai cru que le chemin vers ton cœur serait mon rire et ma bonne humeur. Honnêtement, ces choses-là m’ont mené loin dans la vie, mais pas avec toi.

Puis un jour, tu as commis l’irréparable et j’ai décidé que c’était assez. J’ai pris la décision de te sortir de ma vie avec toute la force qui me restait. J’ai eu mal, j’ai pleuré, j’ai pensé reculer, mais je n’ai jamais abandonné. Puis finalement, c’est moi qui ai gagné.
...

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